# Quelle ouverture de fenêtre choisir : à la française, oscillo-battante, coulissante ou basculante ?

Le choix du système d’ouverture de vos menuiseries extérieures influence directement votre confort quotidien, la performance énergétique de votre habitation et même la sécurité de vos proches. Dans un contexte où la réglementation thermique impose des standards de plus en plus exigeants, comprendre les spécificités techniques de chaque mécanisme devient essentiel. Que vous envisagiez une rénovation complète ou la construction d’un logement neuf, la diversité des systèmes disponibles sur le marché nécessite une analyse approfondie des contraintes architecturales, des besoins d’aération et des performances recherchées. Entre tradition et innovation, les fabricants proposent aujourd’hui des solutions adaptées à chaque configuration, depuis la classique ouverture à la française jusqu’aux systèmes coulissants à galandage les plus sophistiqués.

Fenêtre à la française : mécanisme d’ouverture à un ou deux vantaux intérieurs

La fenêtre à la française représente indéniablement le système d’ouverture le plus répandu en France, avec près de 60% des installations résidentielles selon les dernières statistiques du marché. Ce modèle traditionnel se caractérise par son battant qui pivote vers l’intérieur de l’habitation, libérant ainsi complètement le passage d’air. L’installation de ce type de menuiserie offre une aération maximale en quelques secondes, permettant un renouvellement rapide de l’air ambiant. Les dimensions standard s’échelonnent généralement de 60 cm à 180 cm de largeur, bien que des configurations sur mesure puissent atteindre des proportions nettement supérieures pour des projets architecturaux spécifiques.

L’avantage principal réside dans la simplicité d’utilisation et l’accessibilité pour l’entretien. Vous pouvez nettoyer facilement la face extérieure du vitrage depuis l’intérieur de votre logement, ce qui s’avère particulièrement pratique pour les étages supérieurs. La conception permet également une excellente étanchéité à l’eau grâce aux bavettes d’écoulement intégrées au dormant inférieur. Les menuisiers professionnels apprécient ce système pour sa robustesse et sa longévité, avec une durée de vie moyenne dépassant les 30 ans lorsque l’entretien régulier est respecté.

Système de rotation sur gonds verticaux et angle d’ouverture à 90 degrés

Le mécanisme repose sur des paumelles métalliques fixées sur le montant vertical du dormant, généralement au nombre de deux pour un vantail standard, voire trois pour les ouvrants de grandes dimensions ou particulièrement lourds. Ces éléments de quincaillerie permettent une rotation fluide sur un axe vertical, avec un angle d’ouverture standard de 90 degrés qui peut être limité à 75 ou 85 degrés selon les contraintes d’espace intérieur. Les gonds modernes intègrent des roulements à billes en acier inoxydable qui assurent une manipulation sans effort, même après plusieurs milliers de cycles d’ouverture-fermeture.

La conception technique prévoit également des butées réglables qui empêchent le vantail de heurter le mur lors de l’ouverture complète. Cette protection mécanique s’avère indispensable pour préserver l’intégrité des revêtements muraux et prolonger la durée de vie des ferrures. Les fabricants proposent désormais des systèmes à friction contrô

és qui permettent de maintenir l’ouvrant dans une position semi-ouverte tout en évitant les claquements dus aux courants d’air. Sur les gammes les plus récentes, des dispositifs de réglage tridimensionnel (hauteur, pression de fermeture, affleurement) autorisent un ajustement millimétré de la fenêtre à la française après la pose, afin de compenser les éventuels mouvements du bâti ou les défauts de planéité du tableau.

Quincaillerie et fermetures : crémone, espagnolette et poignée à fouillot

Le verrouillage d’une fenêtre à la française repose traditionnellement sur une crémone ou une espagnolette, actionnée par une poignée à fouillot située en partie médiane de l’ouvrant principal. La crémone moderne comporte des galets ou champignons de fermeture multipoints qui viennent se loger dans des gâches vissées sur le dormant, assurant ainsi une excellente compression des joints périphériques. Sur les menuiseries hautes performances, on trouve couramment quatre à huit points de fermeture, contribuant à la fois à la sécurité et à l’étanchéité à l’air.

La poignée à fouillot peut être équipée d’un barillet à clé ou d’un bouton poussoir de sécurité, notamment dans les chambres d’enfants ou au rez-de-chaussée exposé aux intrusions. Pour les projets nécessitant un niveau de protection anti-effraction renforcé (classe RC1 ou RC2), les fabricants proposent des gâches métalliques vissées dans les renforts et des ferrures spécifiques anti-dégondage. Vous hésitez entre plusieurs gammes de quincaillerie ? Privilégiez des composants certifiés selon la norme EN 1627, gage de durabilité et de résistance mécanique dans le temps.

Configurations possibles : un vantail, deux vantaux avec ou sans meneau fixe

La fenêtre à la française offre une grande flexibilité de configuration, ce qui explique son succès dans les projets de rénovation comme de construction neuve. En version un vantail, elle s’adapte parfaitement aux petites ouvertures de salle de bains, de cuisine ou de couloir, tout en conservant une excellente performance thermique. Pour les pièces de vie, les modèles à deux vantaux sont privilégiés, avec ou sans meneau central fixe selon la largeur totale de l’ouvrage et les contraintes structurelles du mur porteur.

Les menuiseries sans meneau (appelées « ouvrants à la française à battement central ») permettent, une fois ouvertes, de bénéficier d’un passage dégagé sur toute la largeur, très appréciable pour l’aération mais aussi pour le passage de mobilier volumineux. À l’inverse, l’intégration d’un meneau fixe apporte plus de rigidité à la structure, notamment pour les grandes largeurs supérieures à 180 cm. Vous pouvez également combiner plusieurs châssis dans un même ensemble (fenêtre + partie fixe latérale ou imposte vitrée supérieure) afin d’optimiser l’apport de lumière naturelle sans sacrifier la facilité d’ouverture.

Performance d’étanchéité à l’air selon la classification AEV

La performance d’une fenêtre à la française ne se limite pas au confort d’utilisation : elle se mesure aussi à travers la classification AEV (Air, Eau, Vent). Pour les constructions répondant aux exigences actuelles, on recherche généralement une perméabilité à l’air de classe 3 ou 4 (A3/A4), garantissant une limitation des infiltrations d’air parasite, source de déperditions énergétiques et d’inconfort. La bonne compression des joints de frappe, associée à un nombre suffisant de points de verrouillage, est déterminante pour atteindre ces performances.

En étanchéité à l’eau, une classe E7A ou supérieure est recommandée pour les façades fortement exposées à la pluie battante, notamment en zone littorale ou en altitude. Concernant la résistance au vent, les classes V2 à V3 suffisent dans la plupart des zones urbaines, mais pourront être augmentées dans les sites très exposés. Avant de valider votre commande, n’hésitez pas à vérifier les valeurs AEV inscrites sur la fiche technique du produit : elles constituent un indicateur fiable de la qualité globale de la fenêtre à la française que vous vous apprêtez à installer.

Fenêtre oscillo-battante : double cinématique d’ouverture à soufflet et battante

La fenêtre oscillo-battante reprend le principe de l’ouverture à la française, tout en ajoutant une fonction d’entrebâillement à soufflet particulièrement pratique pour la ventilation quotidienne. Concrètement, un même vantail peut s’ouvrir soit latéralement sur un axe vertical, soit basculer vers l’intérieur par sa partie haute sur un axe horizontal. Cette double cinématique d’ouverture permet de concilier aération maîtrisée, sécurité accrue et confort d’utilisation, notamment dans les pièces humides comme la cuisine ou la salle de bains.

Ce système est aujourd’hui l’un des plus plébiscités dans les constructions neuves, car il répond aux exigences des réglementations thermiques et aux attentes des occupants en matière de sécurité enfant. Vous souhaitez laisser vos fenêtres ouvertes la nuit ou en votre absence sans craindre les intrusions ? La position oscillo offre une réponse pertinente, en autorisant le renouvellement de l’air tout en limitant fortement l’accès par l’extérieur.

Ferrures à compas et systèmes de basculement sur axe horizontal supérieur

Sur une fenêtre oscillo-battante, le basculement en position soufflet est rendu possible grâce à un ensemble de ferrures à compas et de pivots placés en partie haute et basse de l’ouvrant. En mode battant, les charnières verticales sont actives, comme sur une fenêtre à la française classique. En mode oscillo, ce sont au contraire les points de rotation horizontaux supérieurs qui prennent le relais, permettant au vantail de s’ouvrir de 10 à 15 cm vers l’intérieur, tout en restant solidement maintenu par les compas latéraux.

Cette cinématique complexe nécessite une quincaillerie de grande qualité, capable de supporter des milliers de cycles d’ouverture sans jeu excessif ni perte d’étanchéité. Les fabricants sérieux utilisent des aciers traités anticorrosion et des pièces testées en laboratoire selon les normes européennes (EN 1191, EN 13126). De la même manière qu’une porte de voiture repose sur des charnières sophistiquées pour assurer un mouvement fluide et précis, la fenêtre oscillo-battante s’appuie sur un ensemble de compas et de gâches parfaitement coordonnés pour garantir un fonctionnement irréprochable.

Poignée multipoint à quatre positions et sécurité anti-effraction RC2

La commande de l’ensemble des ferrures s’effectue par une poignée multipoint, généralement positionnée en partie médiane de l’ouvrant. Cette poignée offre quatre positions principales : fermeture, ouverture battante, ouverture oscillo et parfois une position dite « micro-aération » permettant un très faible entrebâillement pour un renouvellement d’air continu. En tournant la poignée à 90° ou 180°, vous actionnez simultanément plusieurs galets de fermeture et compas, ce qui explique le confort d’utilisation malgré la sophistication du mécanisme.

Sur les fenêtres oscillo-battantes haut de gamme, la quincaillerie peut être certifiée RC2 (selon la norme EN 1627), ce qui signifie qu’elle résiste à une tentative d’effraction avec outils simples pendant plusieurs minutes. Des galets champignons anti-dégondage, combinés à des gâches de sécurité vissées profondément dans le dormant renforcé, compliquent considérablement le soulèvement ou le dégondage de l’ouvrant. Vous pouvez également opter pour une poignée verrouillable à clé ou à bouton poussoir, afin de bloquer le passage de la position battante à la position oscillo et d’éviter toute fausse manœuvre, en particulier dans les chambres d’enfants.

Ventilation contrôlée en position soufflet et ouverture totale en position battante

La grande force de la fenêtre oscillo-battante réside dans sa capacité à s’adapter aux besoins d’aération au fil de la journée. En position soufflet, l’entrebâillement limité en partie haute permet une ventilation naturelle sans courant d’air violent, idéale pour maintenir un taux d’humidité maîtrisé dans la cuisine ou la salle de bains. La pluie pénètre difficilement à l’intérieur, même en cas d’averses modérées, ce qui autorise une ouverture prolongée même par temps instable.

Lorsque vous avez besoin d’un renouvellement d’air rapide ou de dégager complètement le passage (par exemple pour nettoyer le vitrage extérieur), il suffit de passer en position battante. Vous bénéficiez alors des mêmes avantages qu’une fenêtre à la française classique : grande ouverture, accès facilité et luminosité maximale. Vous vous demandez quel système privilégier entre une ouverture à la française et une oscillo-battante ? Si le budget le permet, la seconde offre une polyvalence nettement supérieure pour un surcoût relativement maîtrisé à l’échelle d’un projet de rénovation global.

Adaptation aux normes passivhaus et bâtiments basse consommation

Les fenêtres oscillo-battantes de dernière génération peuvent parfaitement s’intégrer dans des projets répondant aux standards Passivhaus ou aux exigences des bâtiments basse consommation (BBC). Grâce à des profilés multicavités optimisés, des vitrages triples à faible émissivité et des intercalaires à « bord chaud », il est possible d’atteindre des coefficients Uw inférieurs à 0,8 W/m².K, compatibles avec les enveloppes très performantes. L’excellente étanchéité à l’air, renforcée par la compression périphérique des joints, contribue directement à la réduction des besoins de chauffage.

Dans les constructions très étanches, la ventilation est généralement assurée par une VMC double flux, mais l’ouverture en position soufflet reste appréciée pour le confort d’été, la surventilation nocturne ou les besoins ponctuels d’aération. On peut comparer la fenêtre oscillo-battante à un « poumon réglable » de la maison : elle permet de doser précisément le débit d’air, sans compromettre la continuité de l’isolation thermique lorsque la poignée revient en position fermée. Veillez toutefois à choisir des menuiseries certifiées (par exemple selon les labels Passivhaus Institut ou NF Fenêtres) pour vous assurer que les performances annoncées sont réellement atteintes sur chantier.

Fenêtre coulissante : translation horizontale sur rail avec systèmes à galandage

La fenêtre coulissante, et plus particulièrement la baie vitrée, s’est imposée comme une solution incontournable dans les architectures contemporaines. Son principe repose sur la translation horizontale d’un ou plusieurs vantaux le long d’un rail, sans débattement vers l’intérieur ou l’extérieur. Ce fonctionnement libère de l’espace au sol et permet d’envisager de très grandes surfaces vitrées, idéales pour ouvrir un salon sur une terrasse ou un jardin. Lorsque le système est à galandage, les ouvrants disparaissent entièrement dans l’épaisseur du mur, offrant une continuité quasi parfaite entre intérieur et extérieur.

Si les fenêtres coulissantes sont particulièrement appréciées pour leur esthétique épurée et leur apport lumineux, elles exigent toutefois une mise en œuvre irréprochable pour garantir une bonne étanchéité et des performances thermiques conformes à la réglementation. Avant d’arrêter votre choix, il est donc essentiel de comprendre le fonctionnement des rails, des galets de roulement et l’impact du matériau (PVC, aluminium, mixte bois-alu) sur le coefficient Uw global de la baie.

Mécanisme à galets en acier inoxydable et rail aluminium à rupture de pont thermique

Le déplacement des vantaux sur une fenêtre coulissante s’effectue grâce à des chariots à galets positionnés sous chaque ouvrant. Ces galets, souvent en acier inoxydable ou en matériau composite haute résistance, roulent sur un rail en aluminium inséré dans le dormant. La qualité de ce couple « galets/rail » influe directement sur la fluidité de la manœuvre et sur la durabilité de la menuiserie. Un bon coulissant doit pouvoir s’ouvrir d’une seule main, sans point dur ni bruit excessif, même après plusieurs dizaines de milliers de cycles.

Sur les coulissants dernière génération, le rail intègre systématiquement une rupture de pont thermique, généralement sous forme de barrettes en polyamide renforcé, afin de limiter les transferts de froid entre l’extérieur et l’intérieur. Sans cette rupture, le rail métallique agirait comme un véritable radiateur inversé, refroidissant la pièce en hiver et générant de la condensation au droit du seuil. Pensez également à la facilité de nettoyage du rail : un profil légèrement incliné avec évacuation d’eau intégrée évitera l’accumulation de poussières et prolongera la longévité des chariots.

Baie vitrée coulissante à deux, trois ou quatre vantaux avec châssis fixe

Les configurations de fenêtres coulissantes les plus courantes se déclinent en deux, trois ou quatre vantaux, répartis sur un ou plusieurs rails. Une baie deux vantaux sur deux rails, avec un ouvrant et un fixe, représente un standard fréquemment rencontré dans les séjours et vérandas. Pour des ouvertures plus généreuses, on optera pour des versions trois ou quatre vantaux, permettant d’augmenter la largeur de passage libre lorsque plusieurs ouvrants se superposent ou disparaissent dans des caissons de galandage.

Le châssis fixe, quant à lui, joue un rôle structurel important : il assure la rigidité de l’ensemble et participe à la performance thermique globale, car il ne comporte pas de zones de frottement ou de joints balais soumis à l’usure. Vous souhaitez bénéficier d’une transparence maximale sans multiplier les montants intermédiaires ? Les fabricants proposent désormais des coulissants à « ouvrant caché » où la partie fixe est presque invisible, permettant de rapprocher les performances lumineuses d’une fenêtre fixe tout en conservant la fonctionnalité d’ouverture.

Coefficient uw et performance thermique des profilés PVC, aluminium et mixte bois-alu

Le principal défi des fenêtres coulissantes réside dans l’obtention d’un coefficient Uw compétitif par rapport aux fenêtres battantes. En raison des recouvrements entre ouvrants et des joints balais moins performants que les joints de frappe, il est plus difficile d’atteindre de très faibles valeurs de transmission thermique. Néanmoins, les progrès réalisés sur les profilés et les vitrages permettent aujourd’hui de viser des Uw inférieurs à 1,3 W/m².K sur des coulissants de qualité, voire en dessous de 1,0 W/m².K avec des systèmes particulièrement optimisés.

En PVC, les profilés multicavités offrent un excellent compromis entre isolation et coût, mais peuvent être limités en termes de rigidité pour les très grandes dimensions. Les structures en aluminium à rupture de pont thermique sont idéales pour les grandes baies vitrées grâce à leur finesse et leur résistance mécanique, mais nécessitent un vitrage performant pour compenser la conductivité du métal. Enfin, les systèmes mixtes bois-alu combinent le meilleur des deux mondes : chaleur du bois en intérieur, durabilité et faible entretien de l’aluminium en extérieur, avec des performances thermiques très élevées, adaptées aux maisons à haute efficacité énergétique.

Fenêtre basculante : rotation sur axe horizontal central pour toiture et sous-sol

La fenêtre basculante se distingue par sa rotation autour d’un axe horizontal central, ce qui permet à la partie supérieure de l’ouvrant de s’incliner vers l’intérieur tandis que la partie inférieure se projette vers l’extérieur, ou inversement selon les modèles. Ce principe d’ouverture offre un compromis intéressant entre aération efficace, sécurité et facilité de nettoyage, en particulier pour les fenêtres de toit ou les ouvertures difficiles d’accès. On la retrouve aussi bien en toiture inclinée qu’en façade, pour des caves, sous-sols ou locaux techniques.

Grâce à ce pivotement central, la fenêtre basculante permet de retourner le vantail presque à 180° sur certains modèles, rendant accessible la face extérieure depuis l’intérieur du logement. C’est un atout considérable pour l’entretien des vitrages en étage ou en toiture, là où une ouverture à la française serait inadaptée. Vous cherchez une solution d’ouverture pour un comble aménagé ou un sous-sol peu ventilé ? La fenêtre basculante mérite clairement d’être étudiée.

Installation en toiture inclinée : compatibilité avec velux, fakro et roto

En toiture inclinée, la fenêtre basculante est le système le plus répandu, popularisé par des fabricants comme Velux, Fakro ou Roto. Ces menuiseries sont spécialement conçues pour résister aux contraintes spécifiques de la toiture : exposition directe aux intempéries, charges de neige, variations thermiques importantes. Le dormant s’intègre dans la couverture grâce à des raccords d’étanchéité adaptés à chaque type de matériau (tuiles, ardoises, bac acier), assurant la continuité du complexe toiture.

Le choix de la position du pivot (central ou déporté vers le haut) influence le confort d’utilisation. Un pivot central facilite le basculement complet pour le nettoyage, tandis qu’un pivot haut améliore le dégagement pour les personnes de grande taille, qui peuvent passer la tête à l’extérieur sans se cogner. Quel que soit le système retenu, veillez à respecter les recommandations du fabricant concernant la pente minimale et maximale de la toiture, afin de garantir l’écoulement correct des eaux de pluie et la durabilité de l’étanchéité.

Fenêtre basculante verticale pour cave et vide sanitaire avec grille anti-intrusion

En façade, on rencontre également des fenêtres basculantes verticales, souvent de petites dimensions, destinées aux caves, vides sanitaires ou locaux techniques. Dans ce cas, l’axe de rotation reste horizontal mais décalé, permettant à la partie haute de l’ouvrant de s’incliner vers l’intérieur pour ventiler, tandis que la partie basse reste partiellement protégée par l’épaisseur du mur ou un soupirail. Cette configuration favorise l’évacuation de l’air humide et des odeurs tout en limitant les intrusions d’eau de ruissellement.

Pour sécuriser ces ouvertures situées en partie basse de façade, il est courant d’ajouter une grille anti-intrusion en acier galvanisé, fixée dans la maçonnerie. Cette grille permet de laisser la fenêtre en position basculante sans risque d’effraction ou d’accès aux animaux. Pensez également à intégrer une moustiquaire fixe ou amovible si ces locaux sont reliés au reste de l’habitation, afin d’éviter l’entrée d’insectes tout en maintenant une bonne ventilation.

Système de contrepoids et bras articulés pour équilibrage du vantail

Le mouvement d’une fenêtre basculante est généralement assisté par des bras articulés et, sur certains modèles, par des systèmes de contrepoids ou de ressorts intégrés. L’objectif est d’équilibrer le poids de l’ouvrant pour rendre la manœuvre fluide et éviter les fermetures brusques, en particulier lorsque la fenêtre est partiellement ouverte. On peut comparer ce système à celui d’une porte de garage basculante ou d’un hayon de voiture, où des vérins ou ressorts compensent la masse du panneau mobile.

Ces dispositifs doivent être soigneusement dimensionnés en fonction de la surface vitrée et du type de vitrage utilisé, car un triple vitrage lourd exigera des bras plus robustes qu’un simple vitrage traditionnel. Lors de la pose, un réglage précis des points de pivot et des butées d’ouverture est indispensable pour garantir à la fois la sécurité et l’étanchéité. N’hésitez pas à planifier un entretien périodique (graissage léger des articulations, contrôle du serrage des fixations) afin de prolonger la durée de vie de votre fenêtre basculante, surtout lorsqu’elle est très sollicitée au quotidien.

Critères techniques de sélection : exposition, dimensions du tableau et contraintes architecturales

Face à la diversité des systèmes d’ouverture (à la française, oscillo-battante, coulissante, basculante), comment choisir la solution la plus adaptée à votre projet ? Au-delà de l’aspect esthétique, plusieurs critères techniques doivent être analysés avec soin. L’exposition de la façade (vents dominants, pluie battante, ensoleillement), les dimensions du tableau et les contraintes structurelles ou architecturales jouent un rôle déterminant dans le choix final.

Sur une façade très exposée au vent et à la pluie, on privilégiera par exemple une fenêtre à la française ou oscillo-battante à joints de frappe performants, là où un grand coulissant nécessitera des précautions particulières (seuils encastrés, drainage renforcé). Dans les pièces où l’espace intérieur est compté (cuisine avec plan de travail, couloir, petite salle de bains), une ouverture à soufflet ou un coulissant seront souvent plus pertinents qu’un battant classique qui empiète largement sur la pièce.

Les dimensions du tableau conditionnent également le type d’ouverture envisageable. Pour de très grandes largeurs, les solutions coulissantes ou à galandage s’imposent naturellement, car elles répartissent le poids sur plusieurs chariots au lieu de le concentrer sur des gonds verticaux. À l’inverse, pour des baies de taille modeste, une fenêtre à la française ou oscillo-battante offrira de meilleures performances thermiques et acoustiques à coût équivalent. N’oubliez pas non plus les contraintes de style : dans un bâtiment classé ou une rénovation patrimoniale, le recours à des ouvertures traditionnelles à la française sera souvent exigé par les Architectes des Bâtiments de France.

Réglementation RT 2020 et performances énergétiques requises selon les zones climatiques

Depuis l’entrée en vigueur de la RE 2020 (qui succède à la RT 2012) pour les bâtiments neufs, les exigences en matière de performance énergétique et environnementale se sont encore renforcées. Les fenêtres, quels que soient leurs systèmes d’ouverture, doivent désormais contribuer à limiter les besoins en chauffage tout en maîtrisant les apports solaires estivaux. Concrètement, cela se traduit par des exigences minimales sur le coefficient Uw (transmission thermique), le facteur solaire Sw et la perméabilité à l’air.

En zone climatique froide (massifs montagneux, nord-est de la France), on recommandera des menuiseries avec Uw inférieur ou égal à 1,3 W/m².K, voire plus bas pour les projets ambitieux (maison à énergie positive, habitat passif). Dans les régions plus tempérées ou méditerranéennes, l’enjeu principal sera souvent de limiter la surchauffe estivale : les grandes baies vitrées coulissantes exposées au sud ou à l’ouest devront être associées à des protections solaires efficaces (brise-soleil, volets, stores extérieurs) et à un vitrage à facteur solaire adapté.

La réglementation RE 2020 introduit également une dimension carbone : le choix du matériau (PVC, aluminium, bois, mixte) et des vitrages influence le bilan environnemental global du bâtiment. Vous souhaitez concilier performance énergétique et impact carbone réduit ? Les menuiseries bois ou mixtes bois-alu, associées à des vitrages à faible émissivité et des intercalaires à bord chaud, constituent souvent une option pertinente. Quel que soit votre choix, assurez-vous que les fenêtres retenues disposent de certifications reconnues (NF, CEKAL, ACOTHERM) et que leurs performances sont attestées par des rapports d’essais, afin de garantir leur conformité avec les exigences de votre zone climatique et de votre projet de construction ou de rénovation.